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Bonus surprise - Scène coupée 5 HOT


Réveillon


LEXI

10 ans plus tôt


Je n’arrive pas à croire ce qu’il se passe ! Ce sont vraiment des vacances de rêves.

J’ai été accueillie à bras ouverts chez ses parents. Ils sont d’une gentillesse incroyable. La soirée de jeudi ? Un rêve éveillé. Frank était tout simplement parfait. Je ne pouvais pas nier la tension qu’il y avait entre nous. Il était comme tiraillé entre ce qu’il ressentait et la peur de me bousculer, alors j’ai pris sur moi et j’ai fait le premier pas. Bon certes, un premier petit pas, mais cela a suffi. Et depuis c’est absolument génial. Il me donne confiance. Je suis heureuse, vraiment heureuse. Et la cerise sur le gâteau, me dire qu’il est amoureux de moi ? Mon dieu je n’y croyais pas.

Je n’ai pas trouvé le courage de lui répondre. Je ne peux pas, pas encore. Je ne sais pas s’il se doute que je n’ai jamais eu de petit copain, que je suis encore vierge. J’ai peur de lui avouer tout ça parce qu’il prendra peut-être ses jambes à son cou, préférant une fille avec plus d’expérience. En réalité, je sais bien qu’il n’est pas comme ça. C’est juste moi qui ai la frousse d’être jugée.

Hier, il m’a encore baladée partout dans sa ville, il en parle avec tellement d’amour, cela me touche. Aujourd’hui c’était la même mais ailleurs. Tellement de choses à découvrir.

Je suis dans la salle de bains et j’angoisse un peu. Il veut qu’on sorte ce soir, dans un bar blues pour que je découvre un autre aspect de Chicago, forcément la musique. Il aimerait qu’on rejoigne Graham et Jordan dans un spot ultra réputé de la ville. J’ai accepté bien sûr, comment aurais-je pu faire autrement ? Mais je me demande comment les présentations vont se passer, je ne suis plus vraiment très… Je ne sais pas, je suis perdue. Je tente de mettre tout ça de côté et enfile mon jean, ainsi qu’un pull, le moins évasé que j’ai. Je me fais un chignon lâche, histoire d’avoir l’air un peu moins sévère, et je sors pour rejoindre Frank dans sa chambre. Mais il n’y est pas alors je descends et le trouve en compagnie de sa mère à la cuisine. Ils chuchotent et Frank sourit.

– Je suis prête, l’informé-je.

– Super. Oh, fait-il en me découvrant. Tu es très jolie.

– Merci.

– Bonne soirée ‘man.

– Bonne soirée les jeunes. Soyez prudents sur la route.

– Comme d’hab’, affirme Frank avant de déposer un bisou sur sa joue et de venir à moi.

Il me tend mon manteau et on rejoint la voiture en silence. Puis on prend la route direction le Buddy Guy’s Legends. Frank m’a raconté que c’était un des bars blues les plus réputés de la ville. De la bonne musique, de la nourriture si l’on souhaite, ses amis, nous deux, il m’a assuré qu’on ne pouvait pas passer de meilleure soirée, si ce n’est peut-être demain soir pour le réveillon.

Je suis nerveuse, forcément, je vais rencontrer ses deux meilleurs amis, mais j’essaie d’enfouir tout ça. Il est neuf heures trente quand on pénètre dans le bar. Frank repère tout de suite ses amis et m’entraîne à sa suite en s’emparant de ma main.

– Les gars, je vous présente Lexi. Lexi, voici Graham, en désignant le plus grand des deux et Jordan.

Graham est donc grand, un peu plus grand que Frank, la peau mate, caramel, sans doute métis, des yeux clairs, noisette, presque dorés, ses cheveux bruns sont coupés courts, très courts. Jordan a aussi la peau bronzée, mais plus comme les hispaniques, ces yeux sont verts mais contrairement aux miens, ils sont parsemés d’étoiles dorées, ses cheveux sont plus longs que ses camarades, légèrement bouclés, en bataille et noirs.

J’apprécie cette mixité culturelle entre les trois. Il n’y a rien à jeter, pour aucun d’entre eux.

– Bonsoir, je suis ravie de faire votre connaissance, Frank m’a beaucoup parlé de vous.

– On te rassure, il nous a aussi beaucoup parlé de toi, réplique Jordan en riant.

Je m’installe entre Frank et Jordan, face à Graham. Je pensais être très inconfortable entourée de mâles si imposants mais pas du tout. Ils se dégagent d’eux une espèce de force tranquille, la même que je perçois chez Frank et je vois immédiatement pourquoi ils sont meilleurs amis. Je passe à leurs côtés une excellente soirée. La musique est du tonnerre, la discussion intéressante, la compagnie plus qu’agréable. Frank ne me colle pas comme une sangsue, prêt à marquer son territoire et j’en suis bien contente. Je n’aimerais pas étouffer.

Quand on rentre vers deux heures du matin, Frank entre avec moi dans la chambre que j’occupe. Visiblement il ne veut pas aller se coucher sans un câlin.

– Merci mille fois d’avoir accepté cette soirée, ça compte beaucoup pour moi.

– C’est tout aussi important pour moi, parce que tu comptes pour moi. Je suis ravie d’avoir fait la connaissance de tes deux meilleurs amis. Ils sont extras.

– Extras comment ? me taquine-t-il, la bouche dans mon cou.

– Pas autant que toi, le rassuré-je en riant.

Il bascule sur le lit en me tenant par la taille et je m’écrase de tout mon poids sur lui, mais cela n’a pas l’air de le déranger. Il replace une mèche échappée de mon chignon derrière mon oreille et le regard qu’il me lance me tord les entrailles, je suis à deux doigts de lui dire que je l’aime quand il se relève doucement et vient trouver mes lèvres.

On reste peut-être une heure ou deux, juste collés l’un à l’autre, à s’embrasser. Je ressens son désir et je souffre de le laisser comme ça, mais il est bien trop tôt pour franchir ce cap, il le sait et je sais qu’il le respecte. Mais je ne peux évidemment pas lui demander de ne rien ressentir. En ce qui me concerne, c’est la même chose. Je ne pensais pas pouvoir ressentir tant de choses, mais il faut croire que Frank sait parfaitement y faire pour allumer ce feu en moi.

Quand il va pour se relever, je le retiens par le bras et exige un autre baiser.

– Tu veux rester dormir avec moi ? lui dis-je avant même d’avoir réfléchi à ma requête.

– J’adorerais, crois-moi, mais ce n’est pas une bonne idée. J’ai déjà du mal à me retenir alors que tu es tout habillée, je sais que ça sera trop dur. Ne m’en veux pas.

– Je ne t’en veux pas.

– Ok. Bonne nuit ma puce.

Je souris face à ce petit surnom et récolte un dernier bisou avant de le laisser partir.

֍

C’est avec un petit cri aigu que Selma arrive chez Frank le lendemain et se jette dans mes bras. Je ris et accepte volontiers cet élan d’affection. Il est dix-sept heures passées. Les parents de Frank sont partis il y a une heure avec Anthony. Leah est encore là mais elle ne devrait pas tarder, elle passe la soirée avec Robbie et si j’en juge par la tête de Frank, il n’est pas ravi. Cela me fait sourire, j’aime bien cet aspect protecteur de sa personnalité.

Frank voulait commander des pizzas pour ce soir, mais j’ai fait de la résistance et je l’ai convaincu de m’emmener faire quelques courses. Poulet rôti maison et pommes de terre au four, c’est quand même plus alléchant, d’autant plus qu’on a mangé une pizza il y a deux jours. On a acheté toute une panoplie de glaces pour le dessert. Je voulais payer mais Frank a refusé. Les yeux noirs qu’il m’a lancés m’ont défiée de protester.

On laisse Greg et Frank discuter entre eux et j’emmène Selma à l’étage pour qu’elle s’occupe de moi. Elle a revêtu une petite robe noire parsemée de brillants, elle est superbe. Ses cheveux bruns sont remontés en un chignon élaboré et son maquillage doré est tout en délicatesse et finesse.

– Oh bon sang, ce que je suis contente de te voir ! s’exclame-t-elle en pénétrant dans la chambre. J’en avais marre des textos et des coups de fils. Je voulais voir ta tête quand tu me raconterais tout. Mon dieu, tes joues. Tu as l’air tellement heureuse.

Elle se précipite pour me prendre encore dans ses bras.

– Ne pleure pas pour ça.

– Dès qu’on arrive en bas, je lui fais un gros câlin aussi.

– Si tu veux t’attirer les foudres de Greg et les miennes par la même occasion, vas-y.

– Il le mérite, alors je veux bien prendre le risque. Oh ma chérie, je suis tellement contente pour toi, pour vous. Ça en a mis du temps, souffle-t-elle en farfouillant dans mes affaires.

– Je sais, concédé-je. Mais il est tellement adorable. Tu as raison je suis heureuse.

– Ne m’en dis pas plus, je n’ai pas besoin de connaître les détails, ça me suffit.

Je souris face à ma meilleure amie. Elle récupère un pantalon noir assez près du corps, un haut à larges bretelles en tissu vert satiné, resserré en haut, un peu plus lâche sur les hanches.

– Tu as quoi comme chaussures ?

– Ben, mes boots.

– Oh, déplore-t-elle. Je dois avoir une paire de ballerines dans mon sac, je vais demander à Greg d’aller me chercher ça.

– Non, ce n’est pas la peine.

– Ne discute pas. Tu enfiles ça et je reviens m’occuper de ça, dit-elle en passant ses mains devant mon visage. J’ai oublié le maquillage dans la bagnole de toute façon.

Je ris doucement et la laisse sortir. Dans la salle de bains, je prends une douche rapide et enfile les vêtements sélectionnés par ma styliste d’un soir. Rapidement Selma me rejoint les mains chargées d’une trousse de toilette et d’une paire de ballerines noires à petits brillants discrets.

– Installe-toi là, m’ordonne-t-elle gentiment en désignant le lit. Paul et Eli sont arrivés avec leurs copines.

– Oui ? fais-je distraitement. Lacey et … ?

Je me rappelle de Lacey parce qu’elle est dans l’équipe de basket avec moi, mais l’autre fille, j’ai peur d’écorcher son prénom.

– Eyga. Elles ont l’air sympa.

– Lacey est sympa, je la connais du basket.

Selma hoche la tête et m’observe pensivement.

– Si tu savais comme je suis heureuse de cette soirée.

– Moi aussi je suis contente.

Elle s’attaque à mes cheveux et rapidement des boucles tombent tout en souplesse dans mon dos. Ensuite elle me maquille mais très légèrement.

Mon portable s’illumine. Je tends le bras pour voir ce que c’est.

[On est en bas. Jordan et Graham sont arrivés.]

Selma donne la dernière touche, je mets les ballerines et elle me suit vers le sous-sol. J’appréhende un peu de rejoindre Frank, il n’a pas l’habitude de me voir comme ça et s’il n’aimait pas ? Mes doutes s’évanouissent à l’instant même où ses yeux se posent sur moi. En oubliant les autres autour de nous, il marche droit vers moi et pose une main sur ma hanche et l’autre sur ma joue.

– Bordel, tu es magnifique. Je… Tu n’étais pas obligée de faire ça tu sais, je t’aime comme tu es.

– Si, j’avais envie, pour toi, pour ce soir.

– Ok, sourit-il en se penchant pour prendre un petit bisou.

Frank finit les présentations avec Selma et je rencontre Alice la petite amie de Jordan. Elle est un peu distante et pas très chaleureuse, en fait elle est comme moi il y a quelques semaines à peine, alors j’essaie de ne pas juger. Graham est lui aussi venu accompagné, Marissa, une fille de sa promo.

La soirée commence tout doucement. Puis on sert le repas, les compliments me font chaud au cœur. Je ne résiste pas et taquine Frank en informant l’assemblée qu’on a failli manger de la pizza.

Une musique sympa, hétéroclite met l’ambiance, on alterne entre parties de billard et console de jeux. Frank m’invite à danser lors d’une musique douce et on est rapidement rejoint par les autres couples. Sans la moindre gêne, il colle son grand corps au mien, cherchant le contact, il embrasse doucement mes lèvres et je ne prête plus attention aux personnes autour de nous. J’entends vaguement le gloussement de Selma, rapidement remise en place par Greg. Frank quitte mes lèvres pour ma mâchoire.

– Ce soir, on dort ensemble, murmure-t-il à mon oreille. Je laisse ma chambre à Graham et Jordan.

– Ok, réponds-je d’une voix rauque.

Frank m’embrasse à nouveau sans aucune pudeur, il est en train d’enflammer mon corps et mon cœur. Bon sang.

֍

On a tous l’air de parfaits idiots en train de batailler pour transformer les canapés du sous-sol en lit. Graham qui est un peu bourré, plus que les autres apparemment, est tombé deux fois en travers alors que Jordan et Frank tiraient dessus pour les déplier. J’ai l’impression qu’il en fait exprès. En tout cas sa bonne humeur est contagieuse, je ne suis d’aucune aide en train de rire comme une perdue. Eli et Paul sont venus à bout des deux autres sans pitreries. Frank réussit à écarter Graham et le dernier canapé est enfin déployé pour accueillir l’un des couples. J’aide Frank à apporter couvertures et oreillers puis on rejoint l’étage. Frank installe ses meilleurs amis avec les filles. Les deux se battent quelques instants pour savoir qui obtiendra le lit. Frank assiste finalement à une bataille pierre feuille ciseau et c’est Jordan qui l’emporte. Alice semble excédée par le jeu entre les copains. Je me demande bien quelle mouche l’a piquée, elle a fait la tête presque toute la soirée sans vraiment faire attention à ceux qui l’entouraient et elle n’a quasiment participé à rien.

Main dans la main on rejoint la chambre et mon cœur accélère la cadence. Frank retire ses chaussures et je le vois ôter son pantalon.

– Tu ne comptes quand même pas me faire dormir tout habillé ?! rit-il devant mon regard ahuri.

– Non, bien sûr que non, souris-je moins assurée que lui.

Il hoche la tête et continue son petit strip-tease. Je retiens mon souffle et déglutis quand il enlève son tee-shirt. Merde ! Comment pareille chose peut-elle exister ? Bon sang, il est… vraiment parfait. J’en ai rêvé après la séance de pose au cours de dessin, mais imaginer qu’il serait à moi un jour ? J’étais bien trop froussarde. Je contemple ses muscles dessinés, la ligne de poils sombres qui disparait sous son boxer.

– Est-ce que tu vas m’offrir le même spectacle ? demande-t-il la voix lourde de désir. Ou bien tu seras la seule à te rincer l’œil ?

– Il n’y a rien à voir de mon côté.

– Oh Lexi, si seulement tu avais raison, je n’aurais pas à prendre sur moi pour ne pas te sauter dessus.

En deux pas, il me rejoint et attrape ma taille pour me coller à lui. Du bout du pied, je retire mes ballerines et d’une main tremblante, je déboutonne mon pantalon. Il se baisse et termine le travail. Il remonte à moi en laissant une traînée brûlante sous ses mains qui caressent mes jambes. Heureusement que j’ai eu la jugeote de me les raser dans un éclair de génie hier soir, enfin avant-hier maintenant.

Il plonge son regard dans le mien et semble attendre mon autorisation pour continuer l’effeuillage. Quand je pose mes mains sur les bords de ma tunique pour la retirer, il sourit doucement et le fait à ma place, me révélant ainsi en sous-vêtements. Je pourrais avoir peur, mais en fin de compte dans ses bras, sous son regard incandescent, je ne ressens qu’une immense sécurité et un réconfort rassurant.

Je vais chercher un tee-shirt pour l’enfiler puis je retire mon soutien-gorge et le laisse tomber à terre. Il hausse un sourcil amusé par ma timidité puis m’entraine avec lui vers le lit où on se glisse dans les draps frais.

Instinctivement, mon corps trouve le sien et on s’emboîte parfaitement, telles deux pièces d’un même puzzle. Ses mains réchauffent mon corps, d’abord timidement parce qu’il hésite puis sans crainte parce que je pose une main sur la sienne comme pour l’implorer de le faire. On s’embrasse doucement puis de plus en plus passionnément. Je ne pense plus à rien d’autre qu’à lui. Mes craintes, mon manque d’assurance n’ont pas leur place ici. Seuls comptent Frank et moi.

Ses mains sont partout, mais elles ne s’aventurent pas là où j’aimerais. J’attrape sa nuque sans pouvoir m’accrocher à ses cheveux rasés et je cherche un contact encore plus intense. J’enroule une jambe autour de sa hanche et sa main se pose sur ma fesse. Il la caresse en cercles lents, mettant un peu plus le feu en moi, puis elle remonte légèrement dans le creux de mes reins à la lisière de ma petite culotte.

– Frank, le supplié-je.

– Oui ? fait-il, plein d’espoir.

– Touche-moi.

Une lueur, qui a raison de mes dernières craintes, apparaît dans ses yeux et sa main remonte dans mon dos. Il semble appréhender de passer de l’autre côté. Il retient sa respiration et ses mains survolent mes côtes pour arriver sur mon ventre, puis il se mord la lèvre en venant prendre un sein dans sa main. Mon dieu, l’expression de son visage, je me sens belle et désirée comme je n’ai jamais ressenti. Il descend un peu le drap qui nous recouvre et se met sur un coude.

– Je veux te voir, dit-il d’une voix sourde.

Comme je ne dis rien et que je ne secoue pas la tête non plus, il me retire mon tee-shirt. Ses lèvres s’entrouvrent et je sens son désir décupler. Il fonce sur mes lèvres tandis que ses mains pétrissent délicatement ma poitrine, activant au passage une multitude de terminaisons nerveuses rendant mon corps tout mou. Sa bouche quitte la mienne pour partir dans mon cou, il dépose pleins de baisers légers sur mon décolleté avant de s’attaquer à mes seins. Mon dieu, quand ses lèvres s’occupent de l’un, sa main s’active sur l’autre. Je n’ai pas une minute de répit.

Une chaleur intense s’empare de moi, un frisson part de ma nuque pour finir à mes pieds. Des picotements s’agitent en bas, réveillant un désir si longtemps mis en sommeil. J’ai envie de lui comme je n’ai jamais eu envie de quiconque. Ses mains entourent ma taille, mon ventre est maintenant au cœur de toute son attention.

Moi je me sens un peu inutile parce que je reste là, les bras ballants, simplement à ressentir tout ce qu’il me fait, mais il aimerait certainement que je m’occupe de lui. Alors comme si j’émergeais à l’instant, mes mains s’abattent sur les muscles tendus de son dos et partent en découverte. Sa peau est douce et ferme, sa chaleur et son odeur sont enivrantes. Sa bouche revient sur la mienne et mes mains partent en exploration de son torse d’Apollon.

– Lexi, murmure-t-il contre ma bouche.

– Hum… fais-je, ailleurs, alors qu’il s’aventure au liseré de ma petite culotte.

– On ne va pas faire l’amour, me dit-il en réveillant mon esprit embrumé. Je n’ai pas de préservatif et je ne veux pas faire ça ici, avec du monde à côté. Mais je… Je peux continuer ?

Il m’arrache un sourire, il est vraiment trop adorable.

– Si tu ne continues pas, je vais te faire la tête, le mets-je en garde.

Il me fait un demi-sourire et replonge sur mes lèvres. Je suis en transe quand il passe la barrière de mon sous-vêtement. Je lève les hanches pour lui faciliter la tâche et me le retirer, puis il reprend là où il s’est arrêté. Il me trouve bien sûr toute prête, mouillée pour lui. J’ai tellement envie de lui.

– Oh bordel ! s’exclame-t-il d’une voix rauque. Oh Lexi… Putain !

Il étouffe ses gémissements sur ma bouche et je tâche de me concentrer sur les sensations extraordinaires, ses doigts s’affairent en moi avec une maîtrise et une dextérité impressionnantes.

Tout est tellement nouveau pour moi, j’ai un peu peur d’être ridicule, je ne sais pas à quoi m’attendre, je ne sais pas ce que je vais ressentir. Mais rapidement je me rends compte que mes réactions sont innées, incontrôlables. Je monte le bassin, il accélère la cadence. Son autre main atterrit sur mon sein et je me vois partir dans un tourbillon sans fin. Dans un brouillard orgasmique, une de mes mains vient caresser son sexe à travers son boxer. Je suis saisie pendant un instant par sa virilité. Fort, dur, majestueux pour moi. Il est à moi, j’ai du mal à le croire. Je glisse la main à l’intérieur et je suis ébahie par sa douceur. Son corps l’est déjà mais son sexe l’est encore plus et tout chaud.

Il grogne dans mon cou et remue aussi les hanches en cadence. Je ne sais pas comment on va faire pour se contenter de ça, mais c’est peut-être ce qui est le plus excitant. Flirter avec la limite, créer un désir et une excitation intenses pour laisser planer le mystère pour notre future première fois. Il m’emmène à nouveau dans les nuages grâce à ses doigts, alors que je donne tout ce que je peux en le masturbant.

Soudain il s’écarte de moi, à bout de souffle, cela ne doit pas être loin pour lui et je le vois disparaître entre mes cuisses. Oh putain ! Non, non, non. C’est trop ! Je tente vainement de les resserrer, mais dès que la pointe de sa langue se pose sur mon clitoris, elles s’ouvrent comme si elles étaient sur ressort. Aucun contrôle, incroyable ! Et là je pars, loin, très, très loin, là où je ne suis jamais allée. Je n’arrive pas à poser ma respiration, les battements de mon cœur, à calmer les tremblements de mon corps. Je suis tellement… Mon Dieu ! Il me laisse, tel un pantin désarticulé après avoir vu et touché les étoiles à des années-lumière d’ici.

– Je reviens tout de suite, murmure-t-il avant de m’embrasser rapidement.

Je suis en train de m’endormir quand il se glisse à nouveau dans les draps à mes côtés. Son corps s’imbrique contre le mien et il passe un bras autour de ma taille.

– Bonne nuit mon ange, souffle-t-il à mon oreille.

Oh ça pour une bonne nuit, cela va en être une. Plus que bonne même, merveilleuse.

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